Emile & Images revisitent les succès disco et funky des Années 70-80 !!!
Connaissant la
culture musicale de chacun des trois membres du trio, cela ne va étonner personne... C'est bien Mario qui a eu l'idée de se lancer dans cette nouvelle aventure musicale.
L'idée de départ était bien de créer la surprise, et de travailler sur un projet original, un projet sur lequel on ne s'attendait pas à les voir. Mario soumet alors à ses deux amis ce répertoire composé de grands succès internationaux disco funky de la fin des années 70, début des années 80.
La proposition est originale, l'idée de chanter en anglais leur semble intéressante. Et à l'écoute des titres dans leurs versions originales, le trio imagine déjà une belle orchestration rythmée, composée de cuivres et de violons, pour accompagner leurs voix. Car comme ils l'avaient décidé pour leur album précédent "Toujours devant", les trois amis souhaitent des arrangements et un son pop-acoustiques, un rendu "live" et dynamique, à l'image de ce qu'ils font sur scène. Un nouveau challenge avec ce répertoire !
Pour se faire,
Emile, Mario et Jean-Louis font appel à quelques uns des plus grands musiciens français : Laurent Vernerey (photo de gauche),
bassiste qui accompagne notamment Pascal Obispo, Laurent Voulzy, Patricia Kaas, Jean-Louis Aubert; Alex Mayemba (photo de droite), le guitariste d'Emile & Images sur les
tournées;
Pierre Téodori,
multi-instrumentiste toulousain de renom pour les parties violons et claviers avec Berny Barbaro; ainsi qu'une section de cuivres (trompette, trombone et saxophone) dirigée par
Michel Lassale.
Et c'est toute cette équipe qui investit le studio Condorcet de Toulouse (le studio du groupe Images) en hiver 2004-2005 pour l'enregistrement de l'album sous la direction de François Porterie, le "Maître" du studio Condorcet, véritable 4ème membre du groupe Emile & Images, assité de Berny Barbaro.
Berny Barbaro, Pierre Téodori et François Porterie
Si Mario est véritablement nourrit de musique funky soul américaine, qu'il a toujours eu l'habitude de chanter en anglais depuis le temps où il était GO au club med, tout comme Emile à l'époque des bals avec GOLDFINGERS, les deux chanteurs décident de se faire accompagner par un professeur d'anglais durant l'enregistrement. Ce afin de parfaire l'accent et la prononciation. D'autant que, sur la plupart des titres, l'enchaînement du chant est très rapide.
Si les trois amis savent déjà qu'ils vont créer la surprise au moment de la sortie de l'album, c'est d'abord en studio qu'ils se surprennent eux-mêmes !
En interprétant des
titres très funky tels que "Act like you know" ou encore "It's time to party now", Mario décuple toute son énergie et se retrouve véritablement dans son univers. Ces titres
s'avèrent taillés sur mesure pour lui, à croire qu'ils ont été créés exclusivement pour lui.
Quant à Emile, il se dévoile sur un répertoire qui lui était inconnu. Sa voix, très haut perchée (on se
souvient de "Capitaine abandonné", "Calicoba" ou encore de "Amazonie",
"Feux de paille" pour les connaisseurs) se révèle des plus efficaces sur les titres très disco comme "I can't stand the rain", "Do you wanna funk". Mais aussi envoûtante sur "Rock you
baby", pour finir avec des envolées magistrales sur "Just an illusion" et atteindre l'inaccessible.
Et derrière eux, la rythmique est emmenée par Jean-Louis qui démontre une fois de plus qu'il est tout simplement un grand batteur (grand prix au Consevatoir de Toulouse en percussions, rapellons-le!).
Au bout de plusieurs mois de travail et de peaufinement, et après une sortie "test" en exclusivité sur la région toulousaine en fin d'année 2005, Emile & Images nous livrent un album* soigné, rythmé, énergique, percutant, et une interprétation très remarquable. Beaucoup de fans, pour qui cette spontanéité n'est pas sans rappeller l'album "Jusqu'au bout de la nuit", affirment retrouver la "magie" du premier album de leur union.
Souhaitons à ce nouvel album, de connaître le même sort que "Jusqu'au bout de la nuit" !
Voici les titres repris, avec en illustration les pochettes originales.
Shake your booty : "Everybody get on the floor, let's dance". Avec ce premier titre de l'album, le ton est donné.
Ce titre très funky est l'un des plus grands succès du groupe KC & The Sunshine Band à la fin des anées 70. Il est ici repris avec les voix conjointes de Mario et d'Emile. L'orchestration est
emmenée par des guitares très "swing" d'Alex Mayemba.
Ai no corrida : Il s'agit là d'un titre mythique
du grand Quincy Jones, le maître de la funk et de la soul music
américaine. Le morceau date de 1981 et est interprété ici par Emile en solo. Avec cette reprise, on se délecte de la précision et de l'efficacité des cuivres dirigés par Michel Lassale.
C'est un des titres les plus réussis de cet album qui va sans doute faire l'objet d'ici quelques semaines d'un premier single en extrait.
Get down
saturday night : Un titre qui sent bon la moiteur des boîtes de nuits américaines en pleine période disco...
Tout un programme ! C'est Mario qui se colle à la reprise de cette chanson interprétée à l'origine par Oliver Cheatham en 1983.
I can't stand the rain :
La chanson date de 1977 et fait partie du répertoire du groupe Eruption. Un grand succès du disco
revisité avec talent par Emile, qui se l'approprie véritablement, sautant dans les aigus avec une déconcertante facilité.
It's time to
party now : Le titre s'ouvre sur les guitares funk d'Alex Mayemba et se révèle être un appel aux dance floor.
"Come on baby !", c'est maintenant le moment de s'amuser ! Sur ce morceau créé par Ray Parker Jr, Mario est comme un poisson dans l'eau : c'est son univers ça !
Do you wanna funk : S'il est un titre
disco que l'on avait tendance à oublier, c'est bien celui-là.
Chanté à l'origine par la chanteuse Sylvester en 1982, ce titre avait cartonné dans toutes les boîtes de la planète. Il est repris ici tout en voix de tête par Emile qui excelle dans ce genre
d'exercice, accompagné de synthés, de la basse et de la batterie de Jean-Louis. Un titre très avant-gardiste pour l'époque qui s'apparente beaucoup aux titres "dance" des années 90 / 2000.
Could it be magic : Voici un vieux titre maintes et maintes
fois repris, revisités dans des versions aussi diverses que variées. Mais c'est la version disco de 1976 interprétée par Donna Summer qui est revisitée ici en duo par Mario et Emile. En France,
on se souvient de la reprise qu'en avait fait Alain Chamfort dans les années 70 "Le temps qui court", elle-même reprise à la fin des années 90 par le boys-band Alliage. Et drôle de coïncidence,
la chanson est cette année l'hymne des Restos du coeur 2006...
Act like you know : retour à la funk black
américaine taillée sur mesure pour Mario avec ce grand tube du
fat Larry Band des seventies. Mention spécial pour la belle ligne de basse de Laurent Vernerey. Chapeau !
Shame, shame, shame (Shame on you) : C'est la bonne humeur
qui se dégage de ce titre disco de 1975 chanté à l'origine par Shirley & Co. En France, on connait plus l'adaptation qu'en avait fait Henri Salvador à la même époque, "J'aime tes g'noux".
Mario et Emile se partagent l'interprétation pour un ensemble très efficace.
Saddle up : C'est David Christie
qui immortalisa ce titre au début des années 80 qui fut un
grand succès en france. Un titre avec un côté "Village People" revisité en duo par Emile et Mario. Et l'on se régale du (trop court !) solo de cuivre en fin de titre... Notons que la toute
dernière promotion de la Star Academy a revisité ce titre dans une version française intitulée "On est là", et qui figure sur l'un de leurs derniers albums.
Rock you baby : Bien difficile de classer ce titre dans une
catégorie... Peut-on parler de slow-funk ? de cool-funk ? C'est en tous cas le titre le plus calme, le plus doux de l'album. Il est chanté avec une extrême précision par Emile qui lui apporte une
touche personnelle, une magie supplémentaire par rapport à sa version originale très célèbre créée en 1974 par Georges Mac Crae. C'est même une certaine sensualité qui se dégage de cette
interprétation (si si !....).
Just an illusion : C'est le genre de morceau,
si on s'amuse à le reprendre, ça passe ou ça casse (c'est un peu comme "Les démons de minuit"). Et dans cette
nouvelle version, non seulement ça passe, mais on peut même aller jusqu'à parler de perfection. Ce titre incontournable du groupe Imagination de 1982 est chanté ici par Emile qui en offre une
interprétation excellente, remarquable. Le chanteur se livre même en fin de morceau à des ascensions vocales improvisées, vertigineuses, inaccessibles, à faire pâlir les plus coutûmiers de
ce genre d'exercice. Il avoue même modestement avoir atteind sa note la plus haute de sa carrière. Alors, chapeau Emile ! Et comme l'a souvent dit de vous un certain Jean-jacques Goldman, vous
êtes un GRAND chanteur.
Saluons également l'orchestration très efficace, très disco, et la ligne de basse de Pascal Celma qui ne joue que sur ce titre, mais avec quel talent !!...
Une reprise si réussie qu'on la retrouve en fin d'album en version maxi.
That's the way :Tout le monde connait ce grand tube de KC & The Sunshine Band (c'est là, la deuxième reprise de ce groupe avec
"Shake your booty"). Il est repris ici avec grande efficacité et beaucoup d'énergie par Mario et Emile, et une orchestration très musclée et très bien équilibrée.
A noter que ce titre vient lui aussi d'être repris par la dernière promo de la Star Academy. Décidément...
Stomp : Ce sont les Brothers Johnson
qui chantaient ce titre en 1980. Emile, accompagné des choeurs de Mario, est
l'interprète de ce morceau très riche. Et saluons une fois de plus la qualité d'interprétation des deux chanteurs. Un einterprétation qui est loin d'être évidente à certains passages. Une fois de
plus, l'accompagnement musical est des plus efficace. Les violons de Pierre Téodori (enregistrés en superposition) forment avec les cuivres de Michel Lassale, une association des plus
savoureuses. Leurs solos, sur lequel vient se greffer le solo de basse de Laurent Vernerey, sur le pont musical, est un grand moment de musicien !
des années 60 pour se lancer dans la musique. Au début des années 70, il monte, avec les frères Jean-Michel et François Porterie,
ainsi que Roger Loubet, le studio Condorcet à Toulouse. Très vite, le son californien du quator fait mouche et toutes les stars de l'époque se bousculent pour
aller enregistrer à Toulouse, de Michel Sardou à Claude François, de Mike Brant à Dick Rivers. En 1973, Jacques et ses compères créent le groupe The Sweepers. Un groupe bien peu
connu en France, mais qui obtiendra un succès européen avec le titre "Harlem song". Jacques est le chanteur de ce groupe qui publie en 1975 son seul et unique album.
sur une musique d'Emile. Cet album
baptisé "Gold", entièrement produit et réalisé par Jacques et François, sortira en janvier 1982.
véritable tourbillon qui les menera aux sommets de tous les hits
de 1984 à 1990. Pour l'écriture du nouvel album de Gold "Calicoba", Jacques Cardona devient l'auteur attitré du groupe. Il signe "Du vent, du bluff, des
mots", "Josy Ann", "Lady baby doll", et surtout des tubes en rafale : "Capitaine abandonné" et "Ville de
lumière" en 1986,
"Laissez-nous
chanter " et "Calicoba" en 1987. Des textes qui font rêver, qui évoquent l'aventure, le voyage, avec toujours ce côté humanitaire que l'on retrouve dans
sa plume.
Rapidement, Jacques devient un auteur très demandé dans le métier. En 1987, il signe
"Tous les bateaux s'envolent" pour Michel Sardou, produit l'album "En plein coeur" de Marie Myriam porté par
le tube "Tout est pardonné"
qu'il
chante en duo avec la chanteuse en 1987. L'année suivante, il écrit "Croire" pour une toute jeune chanteuse qui représente le
Luxembourg à l'Eurovision : il s'agit de Lara Fabian. Et travaille entre autre avec
Serge Guirao, Hugues Aufray, Kazero et son tube "Thaï nana"...
en
1991. Cette même année, Jacques retrouve son ami Emile fraîchement séparé de Gold, et se lance à ses côtés dans son aventure en solitaire. Il participe aux choeurs de l'album
"Lover café" et lui écrit "Rien de plus beau".
retiré de la lumière,
mais continuait néamoins à produire des artistes sur la région toulousaine dans le nouveau studio qu'il avait monté, et avait activement participé à la création de l'association Emile
& Images. Il leur avait apporté son aide pour la réalisation du medley, et avait participé
aux arangements de "En silence" sur l'album "Toujours devant".